


| Le chantier d'insertion |
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Aider par la zoothérapie Cette insertion sociale, la prise de conscience de ses possibilités physiques, intellectuelles, la valorisation de ses démarches ou plus simplement la conviction d'être comme tout le monde sont obtenus souvent au contact des animaux. De nombreuses expériences sont menées dans le monde et plus particulièrement aux Etats-Unis, depuis maintenant une dizaine d'années, avec des résultats souvent imprévisibles dans la positivité. On appelle cela la "zoothérapie".
Se réinsérer, pour les hommes aussi... Le Refuge de l'Arche, premier site touristique en nombre de visiteurs dans le département, ne se contente pas de recueillir nos bêtes à poils et à plumes. Depuis une dizaine d'années, Christian Huchedé et son équipe font travailler des personnes en difficulté dans le cadre du chantier d'insertion.
Le Refuge de l'Arche est l'un des cinq chantiers d'insertion existant en Mayenne. Sous cette appellation se cache une initiative gouvernementale, relayée par les conseils généraux, visant à redonner du travail à des gens en marge, titulaires du RMI, victimes d'accidents ou toute personne connaissant une passe professionnelle difficile. "Ce sont des personnes sorties de la vie professionnelle, confirme Christian Huchedé. Mais depuis quelques années, nous avons aussi de plus en plus de jeunes en difficulté scolaire, et un nombre croissant de personnes illettrées".
Le Refuge a accueilli plus d'une centaine de personnes en dix ans et en emploie aujourd'hui une quinzaine sous contrat. L'expérience est concluante : "Le contact avec les animaux est spécial. On peut se permettre de faire le fier dans certaines situations mais lorsque vous vous retrouvez en face des singes, vous ne pouvez pas tricher. Vous êtes obligé de contrôler votre agressivité. Il y a aussi le contact avec le public et le fait que ces personnes se sentent valorisées lorsqu'elles peuvent informer les visiteurs". Le lancement du projet au Refuge est d'ailleurs parti d'un exemple porteur : à l'époque des premières mesures sociales, Christian Huchedé accueillait un jeune en échec scolaire et en voie de délinquance. Grâce à ce soutien, ce jeune passionné d'électronique s'est réinséré et est devenu technicien en électronique. "Il a pris des cours par correspondance et s'est petit à petit refait une conduite". Christian Huchedé se veut d'ailleurs clair sur le rôle de ces chantiers et de celui dont il s'occupe en particulier : "Ce n'est pas une fin en soi. Nous les aidons à faire le premier pas, nous sommes en quelque sorte une bouée de sauvetage pour que ces personnes puissent ensuite retrouver de la confiance. C'est un tremplin pour les faire évoluer". C'est ainsi que le Refuge propose un véritable accompagnement social en parallèle des activités proprement dites (aide pour trouver un stage en entreprise, pour suivre des formations,...). Sur le terrain, les bénéficiaires s'occupent bien sûr des animaux (une activité principalement dévolu aux hommes, compte tenu de la force physique qu'elle nécessite) et de l'accueil. Quelques-uns peuvent rester trois ans quand d'autres ne restent qu'une courte période. Toujours trop courte pour Christian Huchedé : "Pour certains, deux ans, c'est encore trop tôt. On ne se remet pas facilement d'une situation d'échec et d'exclusion". Suffisamment en tout cas pour que la plupart d'entre eux se réinsère et trouve la vie moins "bête".
La nature des travaux réalisés : Le personnel est réparti en quatre secteurs d'activités :
Ses objectifs :
Ses effectifs :
Quinze contrats aidés repartis en deux équipes, travaillant des journées entières car les tâches les plus pénibles étant réalisées le matin, il est important de veiller à ne pas pénaliser une équipe.
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